Morrissey - I'm Throwing My Arms Around Paris

MORRISSEY

Morrissey est né au Park Hospital, maintenant connu sous le nom de Trafford General Hospital à Davyhulme dans le Lancastre, le 22 mai 1959 de parents immigrés irlandais catholique. Son père Peter Morrissey travaillait dans un hôpital tandis que sa mère Elizabeth Dwyer était bibliothécaire. Ses parents émigrèrent vers l'Angleterre juste avant la naissance de Morrissey et il fut élevé avec sa sœur aînée Jackie à Harper Street à Hulme, Manchester. En 1965, la famille déménagea vers Queens Square à Hulme près de Moss Side. Ils déménagèrent en 1969 pour le 384 Kings Road dans la banlieue plus salubre de Stretford, lorsqu'un grand nombre d'anciennes rues en terrasses furent démolies. Morrissey a maintenu un attachement fort envers sa mère durant toute sa vie ; les relations avec son père se sont étriquées au fil des ans pour finalement devenir presque inexistantes.
Enfant, Morrissey développa un intérêt pour les girls band des années 60 ainsi que pour des chanteuses telles que
Sandie Shaw et Marianne Faithfull . Il s'intéressa également au style "kitchen sink" des jeux TV de la fin des années 50 et du début des années 60, à l'acteur James Dean ou encore aux écrivains Oscar Wilde et Shelagh Delaney. The Moors Murders ou les Meurtres de la Lande au début des années 60, nom donné à une série de viols et d'assassinats sur des enfants et des adolescents de Manchester, perpétrés par un couple, eut un impact important sur lui. Il revient sur ces souvenirs en 1982 dans la chanson "Suffer Little Children".
A l'adolescence, Morrissey évita en grande partie le bizutage grâce à sa forme athlétique. Néanmoins, il a décrit cette période de sa vie comme solitaire et dépressive. A cette époque, il commençat à se faire prescrire des médicaments pour lutter contre la dépression qui le suivra toute sa vie. Il fréquenta la St Mary's Secondary Modern School et la Stretford Technical School, où il passa avec succès trois O levels, dont un de littérature anglaise. Il travailla ensuite brièvement pour l'Inland Revenue, mais décida finalement de rester au chômage et s'enferma dans sa chambre chez sa mère afin de se concentrer sur l'écriture, la lecture et écouter de la musique.



En 1982, Morrissey et le guitariste Johnny Marr ont formé The Smiths, groupe qui a eu une très forte influence sur le rock alternatif mondial. Les principales caractéristiques du groupe étaient les paroles obscures de Morrissey et les mélodies de Marr. The Smiths ont eu beaucoup de succès en Grande-Bretagne, en Irlande et en Australie ; ils sont devenus un groupe culte aux États-Unis. Le groupe s’est séparé en 1987 à cause du déclin de la relation entre Marr et Morrissey. Le groupe a enregistré quatre albums de studio et quelques compilations entre 1984 et 1987.
Morrissey entreprend une carrière solo dès le printemps 1988 (Viva Hate) qui sonne très « Smiths » (et d’où est tiré le single Suedehead). L’album suivant, en 1991, Kill Uncle (plaidoyer anti-américain) est mal accueilli et il semble bien que la carrière de Morrissey soit derrière lui. À la même époque, Andy Rourke et Mike Joyce attaquent Morrissey et Marr arguant qu’ils ne touchaient que 10 % des gains chacun, contre 40 % à chaque compositeur (ils auront finalement gain de cause). Mais avec Your Arsenal, aux tonalités très rockabilly, Morrissey revient au premier plan (I know it’s gonna happen someday sera même repris par David Bowie). En 1994, le succès est à nouveau au rendez-vous avec Vauxhall and I et le single Interlude enregistré en duo avec la chanteuse Siouxsie de Siouxsie and the Banshees. Les deux albums suivants, injustement mal aimés, Southpaw Grammar (sur DECA) et Maladjusted (sur Island) sont des échecs commerciaux, la veine créative de Morrissey semblant tarie.
2004 : Morrissey, désormais installé à Los Angeles, réussit un brillant come-back avec l’album You are the Quarry sur le label Sanctuary Records.
Un live Morrissey Live at Earls Court paraît début 2005, reprenant des titres des Smiths et de sa carrière solo. Un autre album studio Ringleader Of The Tormentors, sort le 4 avril 2006. Morrissey effectue dans la foulée une tournée mondiale, la plus longue de sa carrière à ce jour. Celle-ci s'est achevée début 2008, peu de temps avant la sortie d'un nouveau Greatest Hits. En février 2009 il publie Years of Refusal.

A l’occasion de la sortie de son nouvel et 9ème album studio "Years of Refusal" le 16 février prochain, Morrissey se produira en France pour deux concerts exceptionnels : le 2 juin 2009 au Grand Rex à Paris et le 3 juin à l’Aéronef à Lille. Rappelons que Morrissey est l’ex-leader du groupe mythique The Smiths. Depuis la séparation du groupe en 1987, il poursuit avec succès une carrière solo. Il est reconnu pour ses talents d’auteur compositeur, mais également pour ses caprices de "star"... Espérons que Morrissey honore ces deux prochaines prestations...

Sanvean (I am your shadow) - Lisa Gerrard

love is a drug for me...


Ziggy Stardust

David Bowie- Space Oddity Original Video (1969)

David Bowie - Life On Mars?




DAVID BOWIE


David Bowie, de son vrai nom David Robert Jones, né le 8 janvier 1947 au 40 Stansfield Road à Brixton.

Les débuts folk
Il débute sa carrière en 1964 en jouant avec différents groupes et publiant quelques singles. Il est devenu David Bowie pour éviter la confusion avec le chanteur des Monkees, Davy Jones. Ce pseudonyme est emprunté à James Bowie, un héros de la conquête de l'Ouest, connu pour son Bowie-knife.[1]
David Bowie enregistre son premier album chez
Deram en 1967. Le disque est influencé par Anthony Newley.
C'est en
1969 que Bowie se révèle au grand public avec le titre Space Oddity qui fait écho aux émotions suscitées par les premiers pas de l'homme sur la Lune. La chanson est utilisée comme générique pour les émissions de la BBC consacrées à la mission Apollo. Ce morceau qui peut s'interpréter à deux niveaux, celui d'un astronaute qui largue les amarres ou celui d'un junkie, trahit ses premières influences, notamment celle des Pink Floyd de Syd Barrett. Cependant, le disque enregistré dans la foulée déçoit : Bowie peine à imposer une quelconque personnalité musicale, entre ballades légères et vague influence dylanienne. L'album, initialement intitulé Man Of Word / Man Of Music, est un échec mais il réapparait en tête des ventes anglaises quelques années plus tard, en pleine "Ziggymania", avec une nouvelle pochette et rebaptisé Space Oddity.

Les années glam
L'année 1970 voit naître l'amorce d'une collaboration avec Tony Visconti, déjà producteur et bassiste du single Space Oddity, et Mick Ronson, guitariste, avec lesquels il sort l'album The Man Who Sold the World en 1971. Il produit son premier coup d'éclat dans les médias en posant habillé en femme sur la pochette, tout en proposant un rock très incisif sur les morceaux All The Madmen et The Width of a Circle, ainsi que les hits After All et The Man Who Sold The World. Cet album annonce le futur son de Ziggy Stardust.
Pour
Hunky Dory, toujours en 1971, Ken Scott, ancien ingénieur du son des Beatles, prend la place de Tony Visconti à la production. L'album, ponctué d'hommages explicites à Bob Dylan et Andy Warhol, est plus posé, piano et arrangements de cordes l'emportant (Changes, Life on Mars?), malgré un Queen Bitch sous influence du Velvet Underground. L'album se clôt par un The Bewlay Brothers crépusculaire où Bowie évoque son frère schizophrène.
Contribuant largement à l'invention du
glam rock et à ses outrances vestimentaires, Bowie se teint les cheveux en rouge, joue de son ambiguïté sexuelle et devient un phénomène médiatique avant même d'être un gros vendeur de disques, ce qui lui vaudra longtemps la réputation de n'être qu'un coup commercial. 1972 voit l'explosion de David Bowie au Royaume-Uni : il « devient » alors Ziggy Stardust et joue avec les Spiders From Mars : Mick Ronson à la guitare, Trevor Bolder à la basse et Mick Woodmansey à la batterie. L'album The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars est un énorme succès et Bowie enchaîne les tournées, rassemblant des milliers de fans admirateurs du personnage et de l'atmosphère dégagée par Ziggy. Cet alter ego de Bowie, mélange d'Iggy Pop, de Marc Bolan et, d'une manière plus décalée, de Vince Taylor ou du Legendary Stardust Cowboy, arrive au bon moment alors que reflue la vague musicale des années 1960. Les Beatles et le Swinging London ne sont plus qu'un souvenir, des groupes comme Led Zeppelin ou Free s'adressent à un public adulte : le public adolescent va donc se ruer sur T-Rex (qui a préparé le terrain avec Electric Warrior), Bowie et plus tard Roxy Music ou Mott The Hoople. Bowie a aussi bien compris qu'il est désormais inutile d'attendre que la musique change le monde. Comme l'a chanté John Lennon dès 1970, « the dream is over » (« le rêve est fini »). Il se place donc exclusivement sur le terrain du fantasme, de l'outrance, incarnant la décadence des mœurs dénoncée par les médias anglais les plus conservateurs.
Après une tournée sur le continent américain, montée grâce à l'avance extorquée à
RCA Records par son manager, le redoutable Tony Defries, Bowie publie en 1973 ce qui est considéré comme l'un de ses meilleurs disques, Aladdin Sane. Marqué par le son du piano de Mike Garson qui l'accompagnera sur plusieurs albums ultérieurs, cet album exploite de façon plus brute le même filon que son prédécesseur.
Sous l'impulsion de son manager, il finit par se débarrasser symboliquement de Ziggy sur scène le 3 juillet 1973 à l'
Hammersmith Odeon. La presse est prévenue la veille et le concert est enregistré par RCA à des fins commerciales. Sur les bandes, il prononce la phrase devenue célèbre : « Non seulement ce concert est le dernier de la tournée, mais c'est aussi le dernier que nous ferons jamais ». Il redevient David Bowie, sort un album de reprises de titres des années 1960 Pin Ups (1973), produit des artistes tels que Lou Reed ou Mott The Hoople et tente de mixer le Raw Power d'Iggy and the Stooges, dont l'enregistrement tourne à la catastrophe technique. Cette période marque la fin des Spiders From Mars et une baisse sensible dans la qualité et le visuel des albums.
Avec
Diamond Dogs (1974), David Bowie a du mal à maîtriser un projet dans lequel il s’embarque sans Mick Ronson, jusque-là épine dorsale du son des Spiders From Mars. L’album devait être une adaptation du roman 1984, avec une tournée-revue du rock « décadent » qu’il incarne alors, mais il se heurte au refus des ayants-droit de George Orwell. Diamond Dogs décrit une société future apocalyptique avec un nouveau personnage, Halloween Jack. Mais c’est aussi la période où le chanteur s’enfonce dans une addiction massive à la cocaïne. Isolé en studio, il sombre rapidement dans un abîme de paranoïa et de mégalomanie. Tony Visconti, appelé en renfort, arrive à sauver l'enregistrement de la faillite.S'il souffre d'un manque d'homogénéité et des parties de guitares à la limite de l'amateurisme, jouées par Bowie lui-même, Diamond Dogs et son ambiance glauque semblent particulièrement appréciés de son auteur. Il s'agit du seul album dont il supervisera personnellement la remasterisation pour l'édition CD.
Les enregistrements de la tournée américaine Diamond Dogs donnent le double-album
David Live en 1974. Bowie semble dépassé par son succès et incapable de contrôler son image publique. Beaucoup prédisent la fin du phénomène.

La période soul/funk
Dans ces conditions, la parution de Young Americans, en 1975, est une surprise. Bowie fait subir à son personnage une métamorphose radicale, qui emprunte esthétiquement au cabaret allemand de l’entre-deux-guerres et musicalement aux musiques noires nord-américaines. La renaissance artistique s’accompagne de la réussite commerciale ; le single Fame, co-écrit avec John Lennon, est son premier numéro 1 américain et l’album se classe bien des deux côtés de l’Atlantique.
Il tourne également en 1975 le film
L'Homme qui venait d'ailleurs (The Man Who Fell To Earth) de Nicolas Roeg, qui va mettre en valeur sa nature d'extra-terrestre. Ce premier rôle sur grand écran le voit incarner Thomas Jerome Newton, alien échoué sur terre qui cherche à regagner sa planète d'origine, dévastée par une catastrophe écologique. Le script, écrit pour Bowie par Roeg (qui a déjà fait tourner Mick Jagger dans Performance) lui va comme un gant, et il se contente de laisser sa présence fantomatique imprimer la pellicule. Par un étrange retournement de situation, on voit à la fin son personnage se recycler dans la chanson et devenir rock star sous le nom de The Visitor ( on peut en outre voir des exemplaires de Young Americans sur des présentoirs ). L'extraterrestre incarne David Bowie. Deux photos du film serviront aux pochettes de Station to Station et Low.
Sorti en
1976, Station to Station semble issu de séances de studios avortées pour la bande originale de L'Homme qui venait d'ailleurs (finalement composée par John Phillips), mais la chronologie reste floue, Bowie lui-même, à la pointe de sa toxicomanie à l'époque, ayant déclaré qu'il ne se rappelait même plus l'avoir enregistré. Le chanteur y est accompagné par Roy Bittan, clavier de Bruce Springsteen, de sa nouvelle recrue à la guitare depuis la tournée Diamond Dogs, Earl Slick et de l'équipe de Young Americans. L'album propose une forme de funk froid et roboratif, Bowie semble de nouveau sur la corde raide. Malgré tout, le disque se classe très bien dans les charts américains, de même que le single Golden Years, écrit à l'origine pour Elvis Presley, qui le refuse. La tournée Station to Station impose le personnage effrayant mais très élégant du Thin White Duke (« Maigre Duc Blanc ») et une esthétique dépouillée empruntée à l'expressionnisme allemand et à Bertolt Brecht.
Durant la même période, la vie personnelle de Bowie se délite, rongée par ses abus, et il abîme son image publique avec des déclarations ambiguës sur le nazisme, reniées depuis. Le chanteur semble se perdre dans le miroir que lui renvoie son œuvre et dans la galerie de personnages qu'il incarne alors tour à tour. Cette désincarnation passagère le mènera à des écarts fameux comme l'interview accordée à
Playboy en 1976 où il compare Hitler, « la première rock star », à Mick Jagger pour son art de la mise en scène et du maniement des foules.

La trilogie berlinoise
Après la tempête médiatique de 1976 vient la rédemption avec la « période berlinoise » (1977-1979), pendant laquelle il va au-delà de la mode
punk en éditant la « trilogie » Low, "Heroes" et Lodger avec Brian Eno, ancien membre de Roxy Music. Ziggy a alors perdu la plupart de ses fans, mais David Bowie conquiert une nouvelle génération d'admirateurs. Il est un des rares musiciens de son époque à sortir indemne de la vague punk.
Influencé par le
Krautrock de Can, NEU! ou Kraftwerk, Bowie se redéfinit en tant qu'artiste et jette les bases d'une fructueuse période qui le voit abandonner le costume monochrome du Thin White Duke et de la rock-star capricieuse et mégalomane pour celui d'une avant-garde européenne continentale, semant au passage une partie de son public, notamment américain. Bowie semble se réhumaniser.
Très inspirés, Low et "Heroes" sont divisés entre des morceaux rapides déchirés par les guitares de
Robert Fripp, d'Adrian Belew ou de Carlos Alomar, et de lents instrumentaux remplis de nappes rêveuses de synthétiseurs, et de la stratégie oblique chère à Brian Eno. Les albums sont risqués, certains morceaux plutôt abscons, mais Bowie y gagne une grande reconnaissance artistique célébrée par toute la jeune New Wave anglaise du début des années 1980. Le compositeur américain Philip Glass s'inspire de certains morceaux de Low et "Heroes" qu'il réenregistre dans les années 1990. Lodger est plus conventionnel dans sa structure, mais Bowie s'y aventure vers des territoires inusités où une influence world (African Night Flight, Yassassin) annonce les Talking Heads de Fear Of Music ou Remain in Light.
Il compose et produit au cours de la même période deux albums d'
Iggy Pop, The Idiot et Lust for Life, avec qui il trouve le temps de jouer en concert, tenant le clavier. The Idiot est très proche de Low et "Heroes" dans sa conception.
De retour de Berlin, Bowie entreprend simultanément une carrière d'acteur et joue dans la pièce Elephant Man à
Broadway qui connaît un succès énorme, et apparaît dans le film Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée... de Ulrich Edel, où il joue son propre rôle.

Les années MTV
Bowie en 1987, lors du Glass Spider Tour.
1980 est l'année du succès planétaire avec l'album Scary Monsters qui atteint la première place des ventes dans pratiquement tous les pays d'Europe, avec notamment le titre Ashes to Ashes, où il se moque du Major Tom de Space Oddity (« We know Major Tom's a junkie »). L'album s'approprie les sons de l'after-punk avec des guitares très agressives (Scary Monsters and Super Creeps, It's no Game part 1) qui se conjuguent avec un côté plus dansant (Fashion). Bowie semble alors intouchable.
En 1981, il compose, produit, et enregistre le single
Under Pressure avec Queen. Le titre sera numéro 1 des charts anglais.
David Bowie aborde alors une nouvelle phase dans sa carrière avec
Let's Dance (1983). Produit par Nile Rodgers de Chic, cet album lui permet de toucher le grand public. Grâce aux clips de David Mallet largement diffusés sur MTV, il contribue aux côtés d'artistes comme Madonna ou Michael Jackson à façonner le ton des années 1980. Les ventes de Let's Dance sont massives et atteignent les 14 millions d'exemplaires. L'album est le 2eme "hit" de l'année 1983 derriere Thriller. La tournée mondiale Serious Moonlight Tour le fait pour la première fois se produire dans les stades ( 200 000 personnes viennent le voir en deux jours à Paris à l'hippodrome d'Auteuil ). Multipliant les apparitions cinematographiques ( Les Prédateurs, Furyo ) le chanteur semble mener plusieurs carrières de front avec succès.
Tonight en 1984, qui comporte le tube Blue Jean, se vend encore très bien mais semble en retrait du fait de son manque de compositions originales.
En
1986, il tient encore le rôle principal masculin dans le film familial Labyrinthe de Jim Henson dont il signe une partie de la BO, en tant que Jareth, le roi des Kobolds, aux côtés de Jennifer Connelly.
L'album
Never Let Me Down enregistré en 1987 se veut un retour plus rock mais ne remporte pas le succès critique et commercial escompté. La tournée mondiale Glass Spider Tour, incorporant Peter Frampton à la guitare, bien que très ambitieuse ( décor avec araignée géante animée, troupe de danseurs ) et malgré sa volonté de faire revivre un catalogue prestigieux, ne fait pas l'unanimité des critiques même si le public est là. Après le dernier concert de la tournée, Bowie fera brûler le décor.
Pour la première fois Bowie ne semble pas insuffler le mouvement mais donne l'impression de se raccrocher difficilement aux wagons des dernières tendances musicales.

La renaissance artistique
Après le relatif echec commercial de Never Let Me Down, David Bowie tente de tourner la page des années 1980 pour revenir à un son plus brut, en fondant en
1988 le groupe Tin Machine avec Reeves Gabrels et les frères Sales, rythmique d'Iggy Pop période 1977. Fortement influencés par le rock indépendant américain de la fin des années 1980 (Pixies, Throwing Muses, Hüsker Dü), trois albums (dont un live) diversement appréciés mais radicalement différents de ses productions antérieures lui permettent de commencer les années 1990 sur de meilleures bases. Malgré le très mauvais accueil (en Angleterre, le NME titre à l'époque « Est-ce que Tin Machine est de la merde ? »), le premier Tin Machine propose quelques bons morceaux comme Heaven's in Here, I Can't Read, et un ton d'ensemble marqué par la guitare dissonnante et très frippienne de Reeves Gabrels, qui collaborera par la suite avec Bowie jusqu'en 1999.
1989 voit les débuts de la campagne de réedition des albums de David Bowie, indisponibles depuis longtemps.

David Bowie en concert en 1990
Le 20 avril 1992, David Bowie participe au
The Freddie Mercury Tribute, le concert géant en hommage au chanteur de Queen décédé en novembre 1991. Il interprète avec Queen et Annie Lenox Under Pressure, All the Young Dudes avec Mick Ronson, Ian Hunter et Queen puis Heroes avec Queen.
Le premier album solo du « nouveau Bowie » post-Tin Machine (
Black Tie White Noise en 1993) n'est pourtant pas complètement convaincant. Trop orienté dance, il ne lui permet pas, malgré des ventes honorables, de renouer avec le public rock qui l'a redécouvert à la faveur des réeditions.
À la fin de l'année sort
The Buddha Of Suburbia, BO (ou plutôt « musique inspirée ») d'une mini-série du même nom diffusée sur la BBC. L'album passe quasi inaperçu, sans promo et éclipsé par le Singles Collection qui sort au même moment. Pourtant, plus encore que le précédent, ce disque témoigne du retour en forme de son auteur. Austère dans son orchestration (Bowie et le multi-instrumetiste Erdal Kizilcay sont les seuls musiciens, collaborations mises à part) et sa production (Bowie et le très discret David Richards) l'objet avec son mélange jazz, new age, pop et électronique préfigure son album suivant.
En
1995 sort 1. Outside, concocté avec Brian Eno. Cet album complexe et ambitieux, qui raconte l'histoire d'un détective sur les traces d'un tueur en série, est ressenti comme une certaine renaissance de l'artiste par de nombreux fans. Pour la première fois depuis bien longtemps, Bowie, inspiré par le rock industriel (Nine Inch Nails) et la techno, prend des risques.
En
1997 vient Earthling, réalisé avec Reeves Gabrels, hybride de rock parfois punk, jungle, techno et drum'n'bass enregistré rapidement à New York et auto-produit. Bowie multiplie à cette période les collaborations (Photek, Goldie). Cette même année, il donne pour ses 50 ans un concert à la hauteur du mythe au Madison Square Garden de New York, avec une pléiade d'artistes de la scène rock : Frank Black, Foo Fighters, Robert Smith, Sonic Youth, Lou Reed et Billy Corgan.
David Bowie participe alors au développement du jeu vidéo
The Nomad Soul (PC et Dreamcast). Contacté à l'origine pour écrire une ou deux musiques, il est enthousiasmé par le projet et se charge de toute la bande originale avec Reeves Gabrels. Il incarne en plus deux personnages : le charismatique Boz, chef des Éveillés, ainsi que le chanteur d'un groupe interdit par les autorités. Le joueur peut d'ailleurs assister à trois concerts virtuels de l'avatar de Bowie, et acheter les chansons de l'album 'hours...', sorti presque en même temps que le jeu en 1999.
C'est à cette époque, lors de la tournée 1999-2000, que Bowie commence à reprendre sur scène quelques-unes de ses plus vieilles chansons, de l'époque où il ne se faisait même pas encore appeler David Bowie. L'idée germe dans son esprit de préparer un album entier composé quasi-intégralement de ré-enregistrements de ces chansons préhistoriques. Cela donne Toy, dont les chansons sont enregistrées avec Tony Visconti et les artworks dessinés, mais qui ne sortira pourtant jamais.
Viennent enfin les albums
Heathen (2002), enregistré dans la foulée de Toy, dont quelques chansons réapparaissent sur cet album, et Reality (2003), qui marquent les retrouvailles avec le producteur Tony Visconti. Ces deux disques sont les premiers publiés par Sony sous la double étiquette Columbia et Iso, label créé par Bowie.

Période récente
Après la sortie de Reality, Bowie se lance dans sa première grande tournée mondiale depuis 1997, baptisée A Reality Tour. Plusieurs concerts ont été reportés en décembre 2003 pour raisons de santé mais la tournée se prolonge jusqu’à la mi-2004. Le chanteur et son groupe entament alors une tournée des festivals d'été en Europe, mais les quinze dernières dates sont annulées lorsque Bowie subit en urgence une angioplastie. Il n'y a eu ni nouveau disque ni concert de David Bowie depuis cette date. Il enregistre néanmoins quelques duos, notamment sur les disques de jeunes groupes (avec TV on the Radio ou le groupe danois Kashmir), et fait quelques apparitions sur scène, avec le groupe canadien Arcade Fire, pour des concerts à but caritatif, ou en hommage à Syd Barrett aux côtés de David Gilmour.
Au printemps 2008, il collabore à l'album de
Scarlett Johansson et continue à faire des apparitions, comme au Festival de TriBeCa [2], le 22 avril 2008.
Le mois de juin 2008 voit la parution du
Live at Santa Monica. Il s'agit de la ressortie du concert de 1972 issue de la tournée américaine de Ziggy Stardust diffusé sur la radio KMET. Cette diffusion a donné lieu à un bootleg très populaire parmi les fans du Duke.

Graham Parker - "Don't Ask Me Questions"

Graham Parker discography

Graham Parker discography
GRAHAM PARKER



Born on November 18, 1950, in Deepcut, near London, England; married Jolie, c. 1984; children: Natalie. Addresses: Record company--Bloodshot Records, Ltd., 3039 W. Irving Park Rd., Chicago, IL 60618, website: http://www.bloodshotrecords.com. Website--Graham Parker Offical Website: http://www.grahamparker.net/.

In the mid-1970s British rocker Graham Parker teamed up with a feisty bar band called The Rumour, joining an intense, immediate "pub rock" movement that blossomed into the punk rebellion. Parker recorded several albums with The Rumour, gaining considerable critical attention, then broke with the band and made solo records and toured through the next three decades. Though he has never achieved large-scale pop success, Parker has proved that persistence goes a long way; as many critics have remarked, he has managed to chart his maturity while remaining a vital pop artist---no mean feat.
Parker's music grew from an amalgam of diverse influences: soul, reggae, the rootsy early records of the Rolling Stones, and the folk-rock poetry of Bob Dylan and Van Morrison, among others. Yet, as Musician's Geoffrey Himes wrote, "Parker doesn't so much sound like anybody as he sounds like everybody. All his influences are subordinated to the emotional directness of his songs. Thus they sound totally original and quite new. For all his traditionalism, he is often considered the founding father of England's new wave." Tom Lanham of CD Review described the young Parker's musical emergence: "With his backup band, The Rumour, this frail, diminutive guy with the big, brash barracuda of a voice combined mod Phil Spector-ish pop chops with the urban footstomp vernacular of classic American soul and the lyrical viewpoint of a poor but streetwise white kid whose garage could no longer hold him."
Parker was born to a working class family in Deepcut, some 30 miles outside London, in 1950. By age 17 he had encountered both the exhilaration of soul and reggae and the torpor and inequality of working life; both would fuel the songwriter's unique mixture of rage and hope. He worked in a laboratory breeding animals for scientific research, he told Himes, and although he had aspirations in the field of zoology, his lack of higher education restricted his movement in that field. "The only way I could be educated was by going out into the world and finding out what made it tick and educating myself. So that's what I did." During this period Parker also became a self-described "mod," listening to "soul music and bluebeat and ska, though it was underground. It just struck a chord in me."
Parker took up the guitar, began writing songs, and formed a couple of short-lived groups with names like the Black Rockers and the Deep Cut Three. He made little headway in the music world, though, and was forced to take a series of menial jobs. But in the mid-1970s a demo tape of his songs impressed a fairly well-connected studio owner named Dave Robinson, and soon Robinson hooked the young Parker up with a new group called The Rumour. The band was comprised of musicians from such well-regarded rock outfits as Brinsley Schwarz, Ducks Deluxe, and Bontemps Roulez. It seemed a perfect match: Parker's take-no-prisoners vocals and The Rumour's driving guitars and crackling rhythm section. In an essay on the British "New Wave" in the Rolling Stone Illustrated History of Rock & Roll, Ken Tucker called the interaction between the singer and his band "inspired."
The group landed a deal with Mercury Records and released their debut LP, Howlin' Wind, in 1976. Produced by Nick Lowe, it included the song "Don't Ask Me Questions," in which Parker engages in a shouting match with God. Rolling Stone labeled the song a "masterpiece." Parker and The Rumour followed up immediately with Heat Treatment. Like its predecessor, the album made a huge impression on critics despite poor sales. The song "Pourin' It All Out" was characterized by Musician's Roy Trakin as "Parker at his peak, with pure energy fueling emotional catharsis." Village Voice contributor Kit Rachlis ventured, "Parker sees rock and roll as a way out; out of being a gas station attendant, for one thing; and rock tradition as a way of establishing order in a culture that's lost much of its meaning." And in 1979, rock critic and author Greil Marcus declared in Rolling Stone, "Graham Parker's first two albums remain among the very finest of the decade."

Unfortunately, Parker's luck with his record company was inversely proportional to his success with critics. He and The Rumour had completed a third album, Stick to Me, with producer Mutt Lange, but a flaw in the master tapes forced them to re-record the entire LP with Nick Lowe in just a fraction of the time. The rushed recording process yielded a somewhat inferior-sounding product, and reviewers were less than enthusiastic about the 1977 release. By this time the singer's long-simmering impatience with Mercury's seeming inability to promote his work had reached a boiling point. In 1978 he and The Rumour released a double-live album, The Parkerilla, to get out of his contract with the label. Critics complained about the sound quality and felt somewhat betrayed by Parker: They had crowned him the Next Big Thing, and he hadn't come through. Marcus dismissed The Parkerilla as "a waste of time."
Parker described his anger at Mercury on a single in 1978 called "Mercury Poisoning," for his new label, Arista. In it the singer hissed, "I'm the best-kept secret in the West." Parker then proceeded to record what many consider his most enduring album with The Rumour, 1979's Squeezing Out Sparks. Producer Jack Nitzsche persuaded the band to play more economically, thus emphasizing the guitar-driven intensity of Parker's compositions. The album included "Discovering Japan," a bittersweet love song, as well as the edgy, political rock-reggae tune "Protection." Jon Pareles, writing in the Village Voice, proclaimed Squeezing Out Sparks to be "Parker's toughest, most decisive album," and the Voice called it the year's best LP.
Parker's 1980 release The Up Escalator featured more tough rockers, including "Endless Night," which boasted backing vocals by Parker fan and rock superstar Bruce Springsteen. Escalator marked the end of Parker's collaboration with The Rumour. The band had already cut a few albums without him, and he felt that he would be better off on his own.
Parker's first album as a solo artist was 1982's Another Grey Area, produced by Jack Douglas. Pareles reviewed the album, this time in Rolling Stone, and felt that "[Parker] clearly feels at home." The year 1983 saw the release of The Real Macaw, produced by David Kershenbaum. Rolling Stone admired the "propulsive, brilliantly sung LP," detecting "some of the British singer's best work since Squeezing Out Sparks." Still, Parker could not score a hit. Frustrated, he again changed labels, landing at Elektra. With a band called The Shot that included Rumour guitarist Brinsley Schwarz and keyboardist George Small, he recorded the album Steady Nerves. Released in 1985, the disc garnered strong reviews. Musician dubbed it "a brawny, satisfyingly diverse collection that puts the singer back on an even keel." The album featured the song "(Wake Up) Next to You," the closest Parker had come to a hit single. But the label's promotional expenses, which included nearly $100,000 for a video, were excessively lavish, and when the single received only modest rotation, Parker ended up in debt. He broke with Elektra and signed with Atlantic Records.
In the three years that passed before his next LP, Parker married his longtime sweetheart, whom he'd serenaded in The Up Escalator's "Jolie Jolie." The two had a baby daughter, Natalie, prompting some critics to worry that domestic life would blunt the edge of Parker's music. The first indication that these fears were unfounded came when Parker ditched Atlantic before even producing an album; he managed to get a small advance from RCA and recorded a spare, intimate work with Schwartz and the rhythm section with whom he'd recently toured.
This time out Parker produced the next project himself, telling Musician, "My idea was to make the record sound more like my demos." A meager recording budget of $60,000 helped him obtain the desired sound, resulting in 1988's The Mona Lisa's Sister. Anthony De Curtis of Rolling Stone declared it to be Parker's "most compelling record in nearly a decade." The album included the bitter "Success," as well as a worthy remake of the Sam Cooke classic "Cupid." Parker's 1989 Live! Alone in America, which documented his solo tour, however, left critics cold despite the inclusion of several new songs. Human Soul, released the same year, got better reviews but saw poor sales.
Parker again impressed critics with 1991's Struck by Lightning. Reflecting on domestic life in songs like "Children and Dogs" and "The Kid With the Butterfly Net," Parker addressed adulthood in hitherto unimaginable pop forms. The record launched "the long-delayed second act in Parker's public life," said Musician's Bill Flanagan. The album's opening track, "She Wants So Many Things," is a bitter diatribe against the United States' materialism and exploitation of third-world countries. The anger of this song is balanced by the intimate gentleness of the love song "Wrapping Paper." Featuring sparse instrumental backup from former Loving Spoonful front man John Sebastian, former Style Council member Mick Talbot, and former Attractions member Pete Thomas, Struck by Lightning marked a new maturity and direction in Parker's body of work.
In yet another round of label roulette, RCA dropped Parker not long after the album's release. Undaunted, he signed with Capitol Records and in 1992 released the stripped-down Burning Questions, playing the lead guitar parts himself. Once again the singer collected glowing reviews like so many trophies. In a strange review, a Musician reviewer declared that the release suffered from an abundance of strong material: "[The album] needs the change of pace a few throwaway tunes would provide." Parker found himself unwanted by MTV, which more or less told Capitol not to bother sending a Parker video along for consideration. The songwriter told the Detroit Free Press that he considered the cable channel's absolute judgment of commercial appeal to be "a kind of musical fascism."
Fans were dismayed when Capitol, too, decided to part ways with Parker. He next resurfaced on the independent Razor & Tie label in 1995. The label had previously reissued The Up Escalator in 1991, as well as Another Grey Area and The Real Macaw. "I didn't even talk to any majors, because I wrote a bunch of songs and wanted them out by spring," Parker told Billboard magazine writer Jim Bressman. His debut album of original material for the label, 12 Haunted Episodes, has remained among Parker's stated favorites, according to his website. Picking up where he left off with his RCA and Capitol releases, Parker composed songs with musical accompaniments that are more subdued in a folk-jazz way. "The main thing was I tuned my guitar to open G," he told Bressman. "I'd been reading a guitarist magazine about Bert Jansch and John Renbourn---one of those folky guys---and it mentioned open G tuning, and without thinking, I put capos all over the neck and whenever I hit a chord I wrote a song." The album was recorded in 11 days at Nevessa Production near Parker's adopted hometown in Woodstock, New York. Rolling Stone lauded the effort: "Autumnal in mood, gracious and honest, this is music of a clean, unsentimental maturity."
Lest anyone think that he had mellowed to the point of no return, however, Parker unleashed Acid Bubblegum in 1996. Here Parker makes acerbic observations on the state of pop music, censorship, and culture in general, prompting People magazine critic Craig Tomashoff to note: "Parker's last few albums have found him in a mellower mood, but Acid Bubblegum is as powerful and timely as any of the 45-year-old rocker's early releases." Parker's subsequent tour to support the album was captured on the live album The Last Rock 'n' Roll Tour, which featured support from the Figgs. In addition to songs from various stages of his career, the album included Parker's cover versions of Chuck Berry's "Around and Around" and Prince's "Cream."
For the remainder of the decade Parker issued live recordings and focused on family life and writing short fiction that was collected in Carp Fishing on Valium, which was published in 2000. In 2001 he released Deepcut to Nowhere, an album featuring songs about imperialism, arrogant world leaders, and youth culture. He then published a novel, The Other Life of Brian: Cultists, Extinct Marsupials, and Cryptozoologists; In Other Words, Your Average Rock Tour, in 2003. Both fictional works feature Brian Porker, a rock star who has been relegated to cult status, which has him performing in Sweden, Tasmania, and Greenland. In 2004 Parker switched labels once again to produce the country-tinged Your Country. Released on Chicago's Bloodshot Records, the album features a duet with alternative country icon Lucinda Williams, as well as a reworking of Jerry Garcia's Grateful Dead staple "Sugaree." "The country influence has always been there," Parker wrote in the album's liner notes. "Over the years, the Stones have showed me that country music is just the blues anyway."
Perseverance in the face of obstacles has been a hallmark of Parker's remarkable career. He has moved from label to label, seeing virtually no large-scale success, but has retained his singular vision. Parker has continued to evolve as an artist, releasing albums of quality that are being heralded as a return to the form of his earlier releases of the 1970s.

by Simon Glickman and Bruce Walker


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Eric Stanton Femdom Fetish Corsets High Heels

ERIC STANTON "The Rembrandt of Pulp-Culture"









ERIC STANTON "The Rembrandt of Pulp-Culture".

Photographe mais surtout illustrateur, Eric Stanton (1926 - 1999) a illustré le bondage et le fétichisme. Contrairement à la plupart des illustrateurs du bondage, les femmes de Stanton sont des dominatrices. Outre ses oeuvres publiées, il a répondu à des commandes privées: illustrant les fantasmes de ses commanditaires.Eric Stanton débute à la "Nutrix Corporation", la société d'Irving Klaw en 1947, ou il se fait embaucher en se vantant d'être meilleur que tous les dessinateurs de Klaw. Il illustre d'abord les aventures de jeunes filles en détresse. Il perfectionne sa technique à la School of Visual Arts de New York. ll collaborera avec Klaw jusqu'en 1966. Période pendant laquelle il illustre ses propres scénarii et ceux de Klaw avec des productions comme Fighting Femmes (1948), Battling Women (1949), Diary of a Lady Wrestler (1949), Sheba, the Slave Girl (1952), Terror at the Bizarre Art Museum (1952), Men Tamed to Submission by Tame-Azons (1960) etc. ll travaille également pourr le magazine "La Revue Érotique",sous les pseudonymes Savage et John Bee.
Stanton a partagé un studi0 avec Steve Dikto, co-créateur de Spiderman, de 1958 à 1966 (ou 1968 selon les sources). Ils ont travaillé de concert sur des story-boards du super héros, même si Stanton lui-même reconnaîtra que sa contribution à la création de Spiderman est quasi nulle.Après la mort de Klaw, Stanton diffuse lui-même une partie de son travail, avec les "Stantoons" uniquement distribués par correspondance, les "Stantoons"existeront jusqu'a la mort de Stanton. Il y publiera notamment "Blunder Broad " et "Princkazons".Blunder Broad est créé en 1970, en collaboration avec le scénariste Turk Winter. La série BDSM , en noir et blanc, fut publiée pendant plusieurs années. C'est clairement une parodie de "Wonder Woman", qui devient une super héroine qui échoue constamment dans toutes ses missions, et se retrouve en butte aux pires sévices de ses ennemis, notamment une cruelle lesbienne (appelée Leopard Lady, Pussycat Galore ou Cheetah selon les épisodes). Détail croustillant Bunder Broad perd ses pouvoirs lorsqu'elle est soumise à un cunnilingus.
Stanton travaillera également pour Lenny Burtman, Eddy Mishkin pour le quel il dessine de nombreuses histoires mettant en scène des femmes dominantes et des hommes féminisés, pour Stanley Malcon il réalise les couvertures de Wee Hours et After Hours.Il a fondé "The Stanton Archives" qui conservent ses dessins, photos, films, etc. La richesse des modelés, son souci du détail piquant le firent reconnaître comme un maître du genre, il fut surnommé "The Rembrandt of Pulp-Culture" ou encore "angel of the bizarre".